Critique: PRIEST 3D
Basé sur un manhwa (bande dessinée coréenne) du même nom créé par Hyung Min-woo, Priest se déroule dans un monde post-apocalyptique où des prêtres au visage tatoué combattent des vampires. Après une longue période d’acalmie, de nouveaux vampires font surface, plus puissants que jamais. Un prêtre guerrier et rebelle, interprété par l’acteur britannique Paul Bettany, se lancera à la recherche de sa nièce Lucy, kidnappée par des vampires. Il sera accompagné de Hicks, le shérif amoureux de Lucy, ainsi que par une prêtresse guerrière (Maggie Q).
Ce film aux images très léchées nous plonge dans un univers où se mêlent western, arts martiaux (il faut voir la transformation des croix en shuriken, ou étoiles de ninja!), steampunk, religion, le tout dans une atmosphère très bédéesque. Puisqu’il s’agit du premier film de la série, le début traîne un peu en longueurs avant de véritablement démarrer; à voir la fin, il n’y a aucun doute que la franchise sera revisitée dans un avenir pas très lointain. Cependant, il vaut mieux voir le film en projection ordinaire, puisque les effets 3D ne sont pas particulièrement remarquables, sauf dans les toutes premières séquences animées.
Priest offre un bon divertissement qui permettra de passer facilement à travers les jours pluvieux du printemps. Cette curieuse fusion des genres intéressera certainement les amateurs de bandes dessinées et de films d’action. Toutefois, comme dans toute adaptation de bande dessinée, de grandes libertés ont sûrement été prises par rapport au matériel source, ce qui risque d’irriter les puristes. Néanmoins, je le recommande à tout le moins en soirée à prix réduit.

